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L’arrosage

by DansTutoriel 4 août 2020

Comme pour la lumière, différents logos sur l’étiquette de votre plante vous indiqueront ses besoins en eau  (les 3 logos).

💧💧💧

Certaines plantes consomment donc plus d’eau que d’autres.

En pratique en pot une plante qui a un plus grand besoin d’eau (logo) assèche son pot plus rapidement qu’une plante avec un besoin inférieur (logo).

  • connaître l’humidité du sol :

Pour savoir quand arroser en pot n’hésitez pas à planter votre doigt à au moins 2 cm de profondeur pour vérifier si le sol est humide ou non. Un autre indicateur est le poids de votre pot qui s’allège en séchant. Si vous voyez votre plante perdre de sa raideur (tire la tronche) c’est qu’elle manque d’eau.

L’eau est prélevée par les racines de la plante, ensuite celle-ci est acheminée jusqu’aux feuilles et aux bourgeons. Il est étonnant de constater que les plantes, malgré leurs gourmandes humilités, sont relativement gaspilleuses en ce qui concerne le précieux liquide.

En effet, l’eau qui est acheminée vers une feuille est perdue à plus de 95% sous forme de transpiration, et donc inexploité par la plante. Généralement plus une plante est exposé au soleil direct, plus elle transpire et consomme d’eau par ses racines. L’eau a plusieurs fonctions chez la plante, elle l’alimente mais elle participe aussi d’une certaine manière à l’architecture de cette dernière. Lorsqu’une plante a soif, elle se flétrit, cela prouve bien que l’eau permet à la plante d’avoir une certaine tenue, rigidité. Ce phénomène de flétrissement est la manifestation d’une diminution de la turgescence cellulaire (représentez-vous une cellule végétale comme étant un ballon de baudruche, l’aire que vous insufflez dans le ballon est en réalité de l’eau, enlevez de l’eau reviendrait donc à le dégonfler ce qu’il lui ferait perdre de sa rigidité).

Le manque d’eau ramollit les cellules et fait donc s’effondrer l’édifice, mais arrivez à un tel stade ne signifie pas forcément la mort de la plante, dans une certaine mesure le phénomène de flétrissement est réversible et dans ce cas il ne faudra pas trainer et réhydrater le substrat le plus rapidement possible.Durant certaine phase le besoin en eau des plantes peut varier. Durant l’hiver les plantes entrent en dormance et ont donc beaucoup moins besoin d’eau que pendant leur phase de développement durant l’été où l’évapotranspiration est conséquente*. Les manipulations telles que le rempotage le repiquage ou les périodes de semis et de croissance demandent également plus d’eau.

  • Le sur-arrosage :

Il faut bien sur éviter d’en arriver à ces extrêmes mais attention ne surtout pas trop arroser non plus. Le sur arrosage provoque le pourrissement des racines ce qui est grave vu que ce sont les organes qui permettent à votre plante de se nourrir. En fait, l’excès d’arrosage empêche l’oxygène de pénétrer dans le substrat, les racines s’asphyxient, meurent et pourrissent ; l’eau n’arrivant plus aux feuilles, celles-ci se flétrissent irrémédiablement

  • comment réhydrater son pot :

Le principe est que l’air remplace l’eau dans la terre donc pour réhydrater un pot très sec il faut remplacer à nouveau l’air par l’eau. Dans le cas des plantes en pots, la motte sèche par en haut et par en bas, donc arroser par le dessus ne suffit pas toujours. L’idéal est de pouvoir disposer d’une bassine dans laquelle régulièrement vous plongerez le pot (la profondeur d’eau correspond plus ou moins à 1/4 de la hauteur du pot) pendant une vingtaine de minutes.

On appelle cette technique le bassinage, l’eau va ainsi pouvoir remonter par capillarité et hydrater la motte par le dessous. Il est aussi possible de plonger la motte (et le pot) totalement dans l’eau.

Si le substrat est sec, vous verrez remonter à la surface des bulles d’aire. Lorsque le substrat sèche, il emmagasine de l’aire en perdant de l’eau, donc en plongeant une motte sèche dans l’eau vous verrez tout l’aire emprisonner sortir jusqu’à ce que l’eau l’ait totalement remplacé.

On utilise cette technique quand vous observer que lorsque vous arrosez votre terre n’absorbe pas l’eau, elle coule

Le taux d’arrosage dépendra donc de plusieurs facteurs :

  • Type de plante
  • Humidité dans l’air
  • Température

Ces facteurs varient très régulièrement surtout dans notre beau pays comme vous le savez tous ☺

  • économiser de l’eau :

L’arrosage de vos plantes doit se faire de manière raisonnée, en concevant l’eau comme un bien précieux qu’il ne faut pas gaspiller.

Plusieurs méthodes existent pour être le plus économe possible en matière d’arrosage. Certains conseils sont intéressants à exposer comme le fait d’arroser de préférence le soir, si possible en utilisant l’eau de pluie, installez un paillage au pied de vos plantes (il limitera les déperditions d’eau depuis la surface d’un sol).

En pleine terre il faut absolument éviter d’avoir un sol à nu* car les rayons du soleil cassent la terre et font s’échapper l’eau. Un couvre sol permettra de mieux conserver l’humidité et donc de réduire le nombre d’arrosage. Sont possibles soit une matière morte (ex : paille) soit une plante dans l’idéal un engrais vert (lien engrais vert) ou une plante mellifère*.

Pour éviter de devoir arroser constamment vos plantes plusieurs solutions existe, celle que nous vous proposons est l’oyat, IMAGE OYAT une technique utilisée depuis les égyptiens qui consiste à implanter un pot en argile au pied de votre plante. L’oyat est fait en argile ce qui lui permet de transpirer l’eau par ses micropores. En pratique votre plante va entourer l’oyat de ses racines et absorber l’eau dont elle a besoin.

Ne pas oublier l’adaptabilité des plantes ! Si vous ne donnez pas beaucoup d’eau à vos plantes et que vous récupérez les graines pour les ressemer. Vous pourrez observer dans la nouvelle génération celle qui se développe le mieux malgré l’eau en moins. En ressemant les graines des plants les mieux développé, vous améliorez l’adaptabilité de votre plante au manque d’eau.

C’est un processus long qui existe de tout temps qui se base sur le principe de sélection.

  • Un peu de science :

Certes la lumière fournit l’énergie permettant l’élaboration de molécules organiques complexes, mais elle ne fournit pas la matière proprement dite, et pourtant celle-ci doit bien provenir de quelque part ? Quelle est donc cette matière (molécule simple) qui permet l’élaboration de nouvelles molécules plus évoluées (nécessitant un métabolisme performant) ?

Pour faire simple, elle est double et constituée essentiellement d’eau et de gaz carbonique ; il faut donc que la plante dispose de ces trois éléments essentiels (eau, lumière, gaz carbonique) pour survivre.

Cette énorme simplification en ferait sourire certains car elle ne tient pas compte des autres éléments (azote, phosphore, potassium), mais ces derniers, bien qu’utilisé eux aussi par les plantes, le sont pourtant en plus faible quantité que l’eau et le gaz carbonique

Malgré cette trinité équitable, l’eau reste, parmi les trois, l’élément précieux par excellence car il est toujours en proie au manque tandis que le CO2, lui, ne risque pas de se faire rare en ces temps modernes, sans parler de la lumière qui s’offre quotidiennement à la planète Terre comme le présent d’un astre prodigieux.

  • L’évapotranspiration:

En dessous des feuilles se trouvent de petits trous microscopiques (=stomates) capables de s’ouvrir et de se fermer, c’est à ce niveau que se produit l’évaporation de l’eau contenue dans la feuille, ses  multiples ouvertures permettent aussi d’acheminer le gaz carbonique jusqu’aux tissus internes de la feuille.

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